Scarface

Scarface
Il s'appelait Tony Montana.
Le monde se souviendra de lui
sous un autre nom...
SCARFACE.



SOMMAIRE:

-Les Acteurs Principaux - Clik!
-Résumé du film en images - Clik!
-Ma P'tite Collec' - Clik! <---- ( NEW TOF)
-Répliques Cultes - Clik!
-Bande Originale - Clik!
-Fonds d'écran à telecharger - Clik!
-Produits dérivés - Clik!


FILMS CULTES DE GANGSTERS A VOIR:

-Pulp Fiction - Clik!
-L'impasse - Clik!
-Le Parrain - Clik!
-Reservoir Dogs - Clik!
-Les Affranchis - Clik!
-Donnie Brasco - Clik!
-Casino - Clik!
-Il était une fois le Bronx - Clik!
-Heat - Clik!
-Jackie Brown - Clik!

AUTRES FILMS CULTES A VOIR:

-Snatch - Clik!
-American History X - Clik!
-Fight Club - Clik!
-Revolver - Clik!
-La Cité De Dieu - Clik!
-187 Code Meurtre - Clik!
-(Prochainement)
-(Prochainement)


Laisse moi une note ICI et LA
# Posté le mardi 21 juin 2005 07:45
Modifié le vendredi 01 juin 2007 01:50

L'histoire

En 1980, Fidel Castro chasse les indésirables vers les Etats-Unis. Dans le bateau qui mène vers la terre promise se trouve Antonio Montana, dit Tony, et Manolo Ribera dit Manny qui sont envoyés dans un camps de réfugiés. Cherchant un moyen de s'en échapper et de conquérir le rêve américain, ils exécutent un communiste à la demande d'un baron de la drogue pendant une révolte, et se retrouvent plongeurs dans une baraque à frites, un emploi sans histoire mais aussi sans avenir. Tony prend alors son destin à bras le corps et se fait engager par Frank Lopez; un caïd de la drogue , dont il acquiert la confiance suite à sa première mission.Il troque sa chemise à fleurs pour un costume bleu, découvre le monde de la drogue, l'argent, et prend de plus en plus d'indépendance, jusqu'au jour où il fait affaire lui-même avec Alejandro Sosa; un gros bonnet.Lopez, se sentant trahi, tente alors de l'assassiner, mais Tony révèle sa supériorité,tue son ancien patron et rallie ses hommes. Il reprend le marché, et réalise son rêve: fonder la famille qu'il n'a jamais eue en se mariant avec Elvira, la femme de Lopez, afin de prendre sa revanche sur le passé, et son père qui l'a abandonné. Il fait construire une maison proche d'un palais, hyper protégée pas ses hommes et des caméras de télésurveillance, et s'enferme dans cette tour de verre. Mais le rêve n'est pas éternel. Tony enfreint les règles en vigueur, devient accro à la cocaïne alors que son couple part à la dérive pendant que les barons de la drogue sont inquiétés par les politiques. Il est alors envoyé à New-York afin de supprimer un homme influent, mais recule au dernier moment, sa conscience lui interdisant de tuer des enfants innocents, bien qu'il sache que cet acte le mènera à sa perte. Pendant son absence, sa soeur, Gina, qu'il aime plus que tout, se marie avec son bras droit et ami d'enfance, Manny. Fou de rage, habité par un désir secret pour sa soeur, il tue Manny froidement. De retour chez lui, il est assiégé par des hommes de Sosa. La fusillade qui coûte la vie à Gina rend Tony fou: il s'empare d'une mitraillette, affrontant la mort en face. Il se fait tirer dans le dos, il tombe les bras en croix dans sa fontaine surmontée d'un globe terrestre avec cette inscription "The world is yours".
# Posté le mardi 21 juin 2005 07:53
Modifié le dimanche 11 septembre 2005 12:39

Al Pacino dans le rôle d'Antonio Montana dit: Tony

Al Pacino dans le rôle d'Antonio Montana dit: Tony
Tony Montana n'est pas le petit bourgeois qui hérite d'une grande fortune et qui dilapide sans savoir quoi en faire. Tony vient de loin. Il arrive par bateau de Cuba, avec un passé louche, comme en témoigne la cicatrice sur sa joue. Il dit n'avoir ni père ni mère. Tony est seul au monde et se crée tout seul. Car le petit Tony se tranforme en Monsieur Montana par la seule force de sa volonté. Il est l'exemple absolu de l'indépendance, suivant son instinct, ses envies. D'une froideur apparente, il ne montre aucun sentiment devant les plus gros caïds de la drogue ou devant la mort de ses amis.
Pourtant, Tony n'est pas le monstre qu'il veut bien laisser paraître. Au
moment de tuer des enfants innocents, il recule, écoutant sa conscience afin d'être en paix avec lui-même, bien que celà le mène à sa perte. Tony est un être entier. Il ne fait de concessions ni à ses amis, ni à lui-même. Son but: atteindre son idéal. Son idéal: l'indépendance. Et l'indépendance est synonyme de puissance, de richesse, et parfois de solitude. Comme le dit le néon qui orne le globe terrestre doré dans l'entrée de la demeure de Tony: <<The world is yours>> (le monde t'appartient).

Tony est l'incarnation du rêve américain, celui pour lequel tant de
personnes ont émigré afin de trouver fortune. Il va prendre ce rêve à bras le corps et ne lui donner d'autres choix que de se réaliser. Il n'a pas d'autres alternnatives. Devant le club <<Little Havana>> et ses caïds de la drogue, il saisit sa chance et quitte la baraque a frites où il allait devenir un citoyen, respectable certes, mais un citoyen prisonnier pauvre et sans relief. Tony a le courage de quitter cette vie sans avenir pour aller vers son destin, celui qu'il a décidé de se forger, et celà sans détour. Il entre directement dans le grand banditisme. Lors de sa première mission, il perdra un homme, mais gagnera bien plus: la première pièce du pouvoir, celle de la confiance. Passant tout d'abord pour l'idiot du village, Tony saura se servir lui-même de ceux qui l'ont fait entrer dans le milieu et qui lui font confiance, n'hésitant pas à retourner la situation à son avantage, prenant la tête d'un réseau de trafiquants, emportant même avec lui la femme de son patron.

Dans sa chemise hawaïenne, symbole du rêve, avec ses cocotiers et ses couleurs flamboyantes, Tony serait presque un panneau publicitaire pour le paradis, affichant clairement ce qu'il veut: le rêve américain incarné par la Floride, avec son soleil, ses filles, son argent. Tout semble si simple à Miami... Loin de passer inaperçu, Tony se montre, comme il désigne la cicatrice sur la joue. Il débarque en Amérique, et il faut que ça se sache: autour de Tony, c'est la déferlante de couleurs, de coups de feux, d'éclaboussures de sang. Tony agit au grand jour. Lors de sa première mission, il n'hésite pas à tirer a bout portant dans la rue, maître de la ville dans son énorme voiture, lui-même couvert de sang.

Tony est un spectacle à lui tout seul, se servant des autres à son profit, dérangeant l'ordre établi, forçant le monde à s'adapter à ses rêves. Derrière un bureau, il se détache sur fond de coucher de soleil kitsch, simulacre qui a le mérite d'être palpable. Pourquoi attendre ce que l'on peut posséder directement chez soi?

Tony revêt rapidement le costume trois pièces. Blanc, Bleu, ouvert sur des chemises en soie colorées, elles-mêmes découvrant le torse couvert de chaînes en or. Tony choisit le costume traditionnel du chef de gang. Il ne cherche pas à se créer une identité propre, il adopte directement ce qui était son rêve. Tout le talent de Tony est de s'approprier ce qui ne lui était pas destiné. Il épouse le rêve américain directement faisant de sa maison le symbole de la réussite, réunissant tout ce qu'il peut y avoir de plus cher, de plus clinquant, y compris sa femme. Moquette zébrée, télésurveillance, coffre fort, champagne, tout y est. Avec cette maison, Tony nous lance au visage son succès, comme pour nous défier, nous prouver qu'il a réussi, envers et contre tout, qu'il a accompli son rêve, sans concession.

Mais Tony ne serait pas devenu un tel symbole si une once d'humanité ne l'avait pas animé. C'est peut-être ce qui fit sa perte. Tony est un personnage attachant malgré sa violence, au-delà de sa soif de réussite, sa soif de posséder inaltérable. Car de sa vie d'avant, Tony a conservé quelques valeurs, et notamment celle de la famille. Alors que sa mère ne le considère plus comme son fils, il a la volonté de l'aider. Tony est un homme blessé qui ne sait plus discerner le bien du mal mais qui conserve une souffrance terrible sans savoir comment la soigner. C'est bien ce qui fait sa force, car chacun peut se reconnaître en lui. Chacun tente de concilier des ambitions parfois démesurées et des valeurs, des racines qui tendent a disparaître dans une société uniformisée.
# Posté le mardi 21 juin 2005 08:12
Modifié le vendredi 12 août 2005 20:13

La Filmographie d'Al Pacino - [1969 - 2004]

En 1969, dans "Me, Natalie" dans le rôle de Tony.
En 1971, dans "The panic in Needle Park" dans le rôle de Bobby.
En 1972, dans "The Godfather" dans le rôle de Don Michael Corleone.
En 1973, dans "Scarecrow" dans le rôle de Francis.
En 1973, dans "Serpico" dans le rôle de Franck 'Paco' Serpico.
En 1974, dans "The Godfather: Part. II" dans le rôle de Don Michael Corleone.
En 1975, dans "Dog Day Afternoon" dans le rôle de Sonny Wortzik.
En 1977, dans "Bobby Deerfiel" dans le rôle de Bobby Deerfiel.
En 1979, dans "...And Justice for All" dans le rôle de Arthur Kirkland.
En 1980, dans "Cruising" dans le rôle de Steve Burns.
En 1982, dans "Author! Author!" dans le rôle de Ivan Travalian.
En 1983, dans "Scarface" dans le rôle de Tony Montana.
En 1985, dans "Revolution" dans le rôle de Tom Dobb.
En 1989, dans "Sea of Love" dans le rôle de Det. Franck Keller.
En 1990, dans "The Local Stigmatic" dans le rôle de Graham.
En 1990, dans "Dick Tracy" dans le rôle de Big Boy Caprice.
En 1990, dans "The Godfather: Part. III" dans le rôle de Don Micheal Corleone.
En 1991, dans "Franckie and Johnny" dans le rôle de Johnny.
En 1992, dans "Glengarry Glen Ross" dans le rôle de Rick Roma.
En 1992, dans "Scent of a Woman" dans le rôle du Lieutenant Colonel Franck Slade.
En 1993, dans "Carlito's Way" dans le rôle de Carlito Brigante.
En 1995, dans "Two Bits" dans le rôle de Ginato Sabatoni.
En 1995, dans "heat" dans le rôle de Lt. Vincent Hanna.
En 1996, dans "City Hall" dans le rôle du Major John Pappas.
En 1997, dans "Donnie Brasco" dans le rôle de Benjamin 'Lefty' Ruggiero.
En 1997, dans "The Devil's Advocate" dans le rôle de John Milton.
En 1999, dans "the Insider" dans le rôle de Lowell Bergman.
En 1999, dans "Any Giver Sunday" dans le rôle de Tony d'amato.
En 2000, dans "Chinese Coffee" dans le rôle de Harry Levine.
En 2002, dans "Insomnia" dans le rôle du détective Will Dorner.
En 2002, dans "Simone" dans le rôle de Viktor taransky.
En 2003, dans "The Recruit" dans le rôle de Walter Burke.
En 2003, dans "Gigli" dans le rôle de starkman.
En 2004, dans "The Merchant of venice" dans le rôle de Shylock.
# Posté le mardi 21 juin 2005 08:17
Modifié le mardi 14 février 2006 10:05

Steven Bauer dans le le de Manolo Ribera dit: Manny

Steven Bauer dans le rôle de Manolo Ribera dit: Manny
Manny débarque à Miami avec Tony. Amis de longue date, le couple s'équilibre naturellement. Car si Manny trouve les bons plans, Tony prend les commandes et l'entraîne dans sa frénésie. Tony fonce et Manny suit. Pourtant, Manny n'est pas le personnage soumis que l'on pourrait croire. Il n'a tout simplement pas les mêmes ambitions que Tony.
Il semble que sa principale préoccupation soit les femmes, et plus tard l'amour. Ainsi, il tente d'éduquer Tony à la drague, sans succès. Il est le type même du dragueur latino.

Manny, s'il cultive ce côté léger, est également un homme de confiance et un homme sans peur, parfois à la limite de l'inconscience. Il épaule Tony dans toutes ses actions, avant de devenir son bras droit. Il tue Lopez de sang froid et n'hésite pas à mettre sa vie en jeu pour sauver Tony. Il semble être le personnage pour lequel l'argent n'est pas la préoccupation numéro 1. Le destin de Manny est d'autant plus tragique qu'il est tué par son patron, qui est aussi son meilleur ami.

Alors que Manny semblait être le personnage le plus macho du film, il s'avère qu'il se marie avec Gina, la soeur de Tony, par amour. Mais l'amour n'a pas le droit de citer dans le monde de Tony, pour lequel la femme n'est qu'un trophée.
# Posté le mardi 21 juin 2005 14:32
Modifié le vendredi 12 août 2005 14:41